Qu’est-ce que l’arthrose zygapophysaire ?

L’arthrose zygapophysaire, aussi appelée arthrose facettaire, est une forme d’arthrose qui touche les articulations postérieures de la colonne vertébrale (articulations zygapophysaires ou facettes articulaires). Ces petites articulations situées à l’arrière de chaque vertèbre permettent les mouvements de flexion, extension et rotation du rachis. Leur dégénérescence est une cause fréquente mais souvent méconnue de douleurs dorsales chroniques.

Causes et facteurs de risque

L’arthrose zygapophysaire résulte de l’usure progressive du cartilage recouvrant les facettes articulaires. Le vieillissement naturel est le premier facteur de risque. La discopathie dégénérative (usure des disques intervertébraux) augmente la charge sur les facettes. Le surpoids, les traumatismes rachidiens, les métiers physiques (port de charges lourdes) et certains sports à impact contribuent à accélérer la dégénérescence. La scoliose et les troubles posturaux créent des contraintes asymétriques sur les facettes.

Symptômes et diagnostic

La douleur est le symptôme principal, typiquement localisée d’un côté de la colonne et aggravée par l’extension (se pencher en arrière) et la rotation. Elle peut irradier vers les fesses et cuisses (sans dépasser le genou) au niveau lombaire, ou vers les épaules au niveau cervical. La raideur matinale est fréquente. Le diagnostic repose sur l’imagerie médicale (scanner ou IRM) et peut être confirmé par un test d’infiltration diagnostique des facettes articulaires.

Traitements conservateurs

Le traitement de première ligne associe kinésithérapie et médicaments. Le renforcement des muscles stabilisateurs du rachis est essentiel. Les anti-inflammatoires et antalgiques soulagent les douleurs aiguës. La chaleur locale (bouillotte, coussin chauffant) détend les muscles paravertébraux. L’ostéopathie et la chiropraxie peuvent apporter un soulagement complémentaire. L’activité physique adaptée (natation, marche, pilates) est recommandée pour maintenir la mobilité et la force musculaire.

Traitements interventionnels

En cas d’échec des traitements conservateurs, des procédures mini-invasives peuvent être proposées. Les infiltrations facettaires de corticoïdes réduisent l’inflammation locale. La dénervation par radiofréquence (rhizotomie) consiste à neutraliser les nerfs transmettant la douleur facettaire, offrant un soulagement durable de 6 à 18 mois. La prolothérapie (injections de solutions irritantes) vise à stimuler la cicatrisation naturelle des ligaments.